Synode, et après ?

 

 

 

 

Impressions « recueillies » durant le Pré-Synode, le Synode et à la sortie :

 

– La jeunesse est un âge propice à la sainteté

– Par la foi que le Christ nous accompagne aussi dans nos peurs

– L’idéal dans la maturité

– Aucune autre institution au monde n’a autant “pris le temps” d’une telle écoute

– Pris conscience de la nécessité d’une Eglise rajeunie, non seulement pour les jeunes,
mais surtout avec les jeunes

– Trouver de nouvelles idées pour embraser les jeunes à leur tour

– Les jeunes ont la “volonté farouche” de recevoir l′héritage issu de l′Evangile

– Il est important que les diocèses confient des responsabilités aux jeunes (volonté
    de s’engager)

– Les jeunes sont réellement prêts à s’engager pour la protection de la Création, pour
la paix et contre l’injustice

– Une intense recherche d’intériorité, une soif de rencontre personnelle avec le
     Christ

– Offrir une nouvelle compréhension de la vocation, à condition de partir de la réalité

– Nécessité de former

 

A la fin du Synode, les Pères synodaux remettent un courrier aux Jeunes :

 

 

 

 

Les « fruits » espérés et attendus du Synode, par Mgr Alain de Raemy

 

Ordonné Évêque auxiliaire du Diocèse LGF (Lausanne, Genève, Fribourg), depuis 2014, il est également au sein de la Conférence des Évêques suisses.

Il est responsable du dicastère de la jeunesse,

et du dicastère médias (en charge de la Commission pour la communication et les relations publiques), de l’aumônerie militaire, de la Commission « Dialogue avec les musulmans » et du Groupe de travail « Gender ». Il est également membre du présidium, pour la période allant de janvier 2019 à décembre 2021.


Il se réjouit de la synthèse que les jeunes ont adressée à l’Eglise le 24 mars 2018 à l’issue du pré-synode ouvert le 19 mars.

Les critiques des participants sont selon lui «constructives, le stimulent et l’obligent» à donner une réponse en octobre lors du synode des jeunes.

Une diversité linguistique et culturelle qui a été une des marques de fabrique de ce synode. Une réalité complexe dûment constatée par les évêques. “Les pays sont tellement différents, les jeunes sont tellement différents, qu’il ne peut pas y avoir de recette commune”. Les participants ont donc conclu que les réflexions inscrites dans le document final étaient amenées à se poursuivre au niveau des diverses régions du globe.

« Contaminer » le reste de l’Eglise, Mgr de Raemy rappelle les paroles du pape François selon lesquelles ce document “n’est pas d’abord à lire par les autres, mais à vivre par ceux qui ont vécu le synode”. “C’est une responsabilité qu’il nous donne d’être les représentants de son contenu et d’en ‘contaminer’ le reste de l’Eglise”, souligne le prélat fribourgeois.

Dans ce processus du synode, les jeunes ont pleinement posé leur marque, relève-t-il. “Ils ont su nous rappeler qu’il fallait partir de Jésus pour arriver à Jésus, et que toute discussion hors de cette perspective était inutile”.

Il relève aussi la responsabilité de l’Eglise à accompagner des jeunes qui aspirent à devenir adultes. Le passage des Evangiles dans lequel Jean, qui court plus vite que Pierre parce que plus jeune, prend le temps de l’attendre, y est également utilisé pour illustrer les “rythmes” différents que peuvent avoir les générations. Le document appelle donc les jeunes, pour qui “tout va plus vite”, à respecter la “lenteur” des anciens.

Il a proposé la création d’un Conseil pontifical des jeunes. L’évêque des jeunes en Suisse s’exprimait le 18 octobre 2018 en plénière de l’assemblée synodale.

Représentant la Conférences des évêques suisses, Mgr de Raemy en a profité pour soumettre au pape François la création d’un Conseil pontifical des jeunes.

 

Le Pape François, lui-même déclare :

“Je propose donc, moi aussi […] un Conseil pontifical des jeunes, ici à la Curie romaine, composé de jeunes garçons et filles des cinq continents, dont le président, un jeune homme ou une jeune femme, ne soit pas considéré différemment des autres chefs de dicastère”, a-t-il affirmé en italien le 18 octobre 2018 dans la salle du synode.