Et tout commence !

 

LE DOCUMENT FINAL DU SYNODE


Quelques semaines après la fin du Synode des Évêques, un « document final » a été publié. Il résume ce qui a été vécu durant ce mois d’octobre 2018. 

« Nous avons marché ensemble, avec le désir de partager avec tous l’expérience de grâce que nous avons vécue et transmettre à nos Églises et au monde entier la joie de l’Évangile.

La présence des Jeunes a constitué une nouveauté : à travers eux, la voix de toute une génération a résonné au Synode. En cheminant avec eux, pèlerins sur la tombe de Saint Pierre, nous avons expérimenté une proximité qui crée les conditions pour faire de L’Église un espace de dialogue et un fascinant témoignage de fraternité. La force de cette expérience surpasse la fatigue et la faiblesse. Le Seigneur continue de répéter : ‘Ne craignez pas, je suis avec vous' » (point n° 1 du Document final).

Quelques 9 autres  « points » du Document final, sous forme résumée :

   6 : la valeur de l’écoute. Elle est une rencontre de liberté, qui requiert humilité, patience, disponibilité  à comprendre et engagement à élaborer les réponses d’une façon nouvelle. Elle transforme le cœur de ceux qui la vivent …

 22 : Le Web (internet) et les social networks (réseaux sociaux) sont des espaces où les jeunes passent beaucoup de temps et se rencontrent facilement, même si tous n’y ont pas accès de la même façon, en particulier dans certaines régions du monde. Quoi qu’il en soit, ils constituent une extraordinaire opportunité de dialogue, de rencontre et d’échange entre les personnes, et donnent accès à l’information et à la connaissance. En outre, l’environnement digital est un contexte de participation sociopolitique et de citoyenneté active et il peut faciliter la circulation d’une information indépendante capable de protéger efficacement les personnes les plus vulnérables en révélant au grand jour les violations de leurs droits. Dans de nombreux pays, internet et les réseaux sociaux représentent désormais un lieu incontournable pour atteindre et faire participer les jeunes, notamment aux initiatives et aux activités pastorales.

 32 : La famille continue de représenter le principal point de référence pour les jeunes. Les enfants apprécient l’amour et l’attention de leurs parents, les liens familiaux leur tiennent à cœur et ils espèrent réussir à former, à leur tour, une famille. Indéniablement, l’augmentation des séparations, des divorces, des secondes unions et des familles monoparentales peut causer de grandes souffrances et une crise d’identité. Parfois, ils doivent porter des responsabilités qui ne sont pas proportionnées à leur âge et qui les contraignent à devenir adultes avant le temps normal. Les grands-parents offrent souvent une contribution décisive sur le plan affectif et au niveau de l’éducation religieuse : par leur sagesse, ils sont un maillon décisif dans le rapport entre les générations.

  52 :  Les jeunes veulent être protagonistes. Face aux contradictions de la société, de nombreux jeunes souhaitent mettre à profit leurs talents, leurs compétences et leur créativité et sont disponibles pour exercer des responsabilités. Les thèmes qui leur tiennent le plus à cœur sont le développement durable, tant social et qu’environnemental, les discriminations et le racisme. L’implication des jeunes suit souvent des approches inédites, en exploitant notamment les potentialités de la communication digitale en termes de mobilisation et de pression politique : diffusion de styles de vie et de modèles de consommation et d’investissement critiques, solidaires et attentifs à l’environnement ; …

  57 : Désir d’une Communauté ecclésiale plus authentique/fraternelle Les jeunes demandent que l’Église brille par son authenticité, son exemplarité, sa compétence, sa coresponsabilité et sa solidité culturelle. Parfois, cette requête sonne comme une critique, mais revêt souvent la forme positive d’un engagement personnel pour une communauté fraternelle, accueillante, joyeuse et prophétiquement engagée à lutter contre l’injustice sociale. Parmi les attentes des jeunes, le désir que l’Église adopte un style de dialogue moins paternaliste et plus franc ressort tout particulièrement.

  81 : La fascination de Jésus. Beaucoup de jeunes sont fascinés par la figure de Jésus. Sa vie leur apparaît bonne et belle, parce qu’elle est pauvre et simple, faite d’amitiés sincères et profondes, dépensée généreusement pour les frères, jamais fermée à personne, mais toujours disponible au don. La vie de Jésus reste aujourd’hui encore profondément attrayante et inspiratrice ; pour tous les jeunes, elle constitue une provocation qui interpelle …

101 : Appelé à accompagner. De bien des façons, les jeunes nous ont demandé de mettre en relief la figure des accompagnateurs. Le service de l’accompagnement est une mission authentique, qui sollicite la disponibilité apostolique de celui qui l’accomplit. Comme le diacre Philippe, l’accompagnateur est conduit à obéir à l’appel de l’Esprit, en sortant et en abandonnant l’enceinte des murs de Jérusalem, symbole de la communauté chrétienne, pour se diriger dans un lieu désert et inhospitalier, peut-être même dangereux, où il faut peiner pour parvenir jusqu’à un char. Après l’avoir rejoint, il doit trouver la façon d’entrer en relation avec le voyageur étranger, pour susciter une question qui n’aurait peut être pas été formulée spontanément (cf. Ac 8, 26-40) …

138 : l’Église, une maison pour les Jeunes. Seule une pastorale capable de se renouveler à partir de l’attention accordée aux relations et de la qualité de la communauté chrétienne, sera significative et attrayante pour les jeunes. L’Église pourra ainsi se présenter à eux comme une maison qui accueille, caractérisée par un climat de famille, fait de confiance et d’intimité. L’ardent désir de fraternité, qui est ressorti tant de fois de l’écoute des jeunes au Synode, demande à l’Église d’être « mère pour tous et maison pour beaucoup » (François, Evangelii gaudium, n° 288) : la pastorale a pour tâche de réaliser dans l’histoire la maternité universelle de l’Église, grâce à des gestes concrets et prophétiques d’accueil joyeux et quotidien qui font d’elle une maison pour les jeunes.

148 : Les femmes dans L’Église synodale. Une Église qui cherche à vivre un style synodal ne pourra pas faire l’économie d’une réflexion sur la condition et sur le rôle des femmes en son sein et, par conséquent, dans la société aussi. Les jeunes femmes et les jeunes hommes le demandent avec force. Les réflexions développées exigent d’être mises en pratique par une œuvre de conversion culturelle courageuse et de changement dans la pratique pastorale quotidienne. Un domaine d’une importance particulière à cet égard est celui de la présence féminine dans les organes ecclésiaux à tous les niveaux, notamment dans des fonctions de responsabilité, et de la participation féminine aux processus décisionnels ecclésiaux, dans le respect du rôle du ministère ordonné. Il s’agit d’un devoir de justice, qui s’inspire à la fois de la façon dont Jésus s’est rapporté aux hommes et aux femmes de son temps, et de l’importance du rôle de certaines figures féminines dans la Bible, dans l’histoire du salut et dans la vie de l’Église.

 

 

Le Document final complet, se trouve sur la page « Sites officiels »